Les outils changent tous les six mois ; ces cinq réflexes ne bougent pas. Le détail de chacun, l'auto-contrôle à refaire chaque trimestre, et le premier mois pour installer la routine.
Pas besoin de comprendre l'architecture d'un modèle ; besoin de connaître son comportement : ce qu'il fait bien, ses erreurs typiques, ses limites. C'est d'ailleurs devenu une obligation pour les organisations qui déploient ces outils (règlement européen, depuis février 2025).
Le geste : le test des trois questions de la page 6 erreurs sur chaque nouvel outil, et les 40 termes de l'annexe pour parler la langue.
Jamais une vérité. La formule est de la HAS, et elle résume la page Hallucinations du livre : les taux d'erreur se mesurent, se réduisent avec l'ancrage sur vos documents, mais ne tombent jamais à zéro.
Le geste : le chiffre qui change une décision se relit à la source primaire : posologie dans la base du médicament, seuil dans la recommandation, tarif sur le site officiel.
Avant chaque usage, une question : cette tâche est-elle du ressort de l'outil ? La synthèse, la reformulation, le brouillon : oui. L'examen clinique, le jugement dans l'incertitude, la décision : non. L'arbre de décision du livre trace la frontière en trois questions.
Le geste : en cas de doute, l'arbre. Et jamais une décision fondée sur l'IA seule.
Au patient d'abord : l'information loyale s'applique quand l'IA participe au soin, et c'est même une obligation légale pour les dispositifs médicaux algorithmiques (garantie humaine). Entre confrères ensuite : vos retours d'expérience, bons et mauvais, sont ce qui fait progresser la profession plus vite que n'importe quel congrès.
Le geste : une phrase simple au patient quand l'outil enregistre ou participe, une note au dossier, et vos découvertes partagées en staff.
Aucune donnée identifiante dans un prompt d'outil grand public, jamais : trois détails croisés suffisent à désigner un patient, et une donnée partie ne revient pas. Les outils passent, le RGPD et le secret médical restent.
Le geste : décrivez la situation, jamais la personne. Le protocole complet, violation comprise, est sur la page RGPD & HDS ; le sas d'anonymisation local, sur la page IA open source.
Deux minutes, cinq cases. À refaire chaque trimestre : les principes s'érodent en silence.
Test des trois questions passé, limites notées, rien adopté sur la seule foi d'une démonstration.
Posologies, seuils, tarifs : tous relus à la source primaire ce trimestre.
Ma frontière est explicite, et je n'ai pas laissé une suggestion devenir une décision.
Information donnée quand l'IA participe, au moins un retour d'expérience partagé.
Mes prompts sont propres, ceux du secrétariat aussi, et les règles écrites du cabinet sont à jour.
Les outils évoluent. Votre boussole reste la même. A.V.E.C. : Haute Autorité de santé, 30 octobre 2025 · Protéger : le cinquième principe du livre.
Trente minutes par jour suffisent. L'objectif n'est pas de tout essayer, c'est de rendre trois gestes automatiques.
Choisissez le geste qui vous coûte le plus (souvent le courrier d'adressage), prenez le prompt correspondant des 20 prompts clé en main, et refaites-le chaque jour. La répétition d'un seul usage vaut mieux que la découverte de dix.
Cinq prompts qui couvrent vos situations récurrentes, stockés là où vous les rouvrez en trois secondes. C'est le meilleur rendement du livre : une soirée pour la constituer, des heures gagnées chaque mois.
Custom GPT, Gem ou Projet selon votre écosystème : vos instructions permanentes et deux gabarits anonymisés, réglés une fois. Vous ne réexpliquez plus jamais votre style.
Une page de règles écrites pour le cabinet (ce qui est permis, ce qui est interdit, qui vérifie quoi), une heure de formation du secrétariat, et un premier retour partagé entre confrères. À partir de là, la routine tient toute seule ; l'auto-contrôle trimestriel fait le reste.
Parce que la HAS s'adresse à tous les usagers de l'IA générative en santé, quand ce livre s'adresse au cabinet : là où la donnée de patient est partout, à un copier-coller de la fuite. Sur le terrain, Protéger n'est pas un sous-point de Vérifier, c'est le réflexe qui engage le secret médical. Il méritait sa majuscule.
Sur le site de la Haute Autorité de santé : recommandations sur l'utilisation de l'IA générative en santé, publiées le 30 octobre 2025. La page La méthode A.V.E.C. du livre en donne la lecture commentée, et les grandes lignes tiennent en une phrase : chaque contenu généré est une proposition, jamais une vérité.
Les 6 erreurs sont les pièges du départ, à désamorcer une fois ; les 5 principes sont le régime de croisière, à entretenir toujours. Dans l'ordre : on lit les erreurs la première semaine, on installe les principes le premier mois, et on ne garde que l'auto-contrôle trimestriel ensuite.
C'est le scénario le plus fréquent, et il a une cause classique : trop d'outils essayés, aucun geste devenu automatique. Revenez à la semaine 1 : un seul usage, celui qui vous fait gagner le plus de temps, répété jusqu'à l'automatisme. La motivation suit le gain, pas l'inverse.
| Élément | Source |
|---|---|
| Méthode A.V.E.C. (Apprendre, Vérifier, Estimer, Communiquer) ; « chaque contenu généré est une proposition » | Haute Autorité de santé, recommandations sur l'IA générative en santé, 30 octobre 2025 |
| Obligation de maîtrise des outils d'IA pour ceux qui les déploient, depuis février 2025 | Règlement (UE) 2024/1689, art. 4 |
| Information du patient et garantie humaine | CSP, art. L.1111-2 et L.4001-3 ; détail sur les pages Ce que dit le droit et Responsabilité |
| Secret médical et données de santé (principe Protéger) | CSP, art. L.1110-4 ; RGPD, art. 9 ; protocole complet sur la page RGPD & HDS |